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Thibaut Guignard, nommé au Comité Européen des Régions.

Thibaut Guignard a été nommé pour cinq ans au Comité Européen des Régions. Le Maire de Plœuc-l’Hermitage a été désigné par le Premier Ministre, Édouard Philippe sur proposition du Président de l’Association des Maires de France, François Baroin. Désignation validée récemment par le Conseil des ministres de l’Union européenne. Une belle reconnaissance du travail réalisé depuis plusieurs années sur la thématique du développement rural en Europe pour celui qui est également Président de la fédération nationale des programmes européens de développement rural Leader. 

Qu’est-ce que le Comité Européen des Régions ?

Le Comité Européen des Régions (CdR) est l’assemblée des représentants des pouvoirs locaux et régionaux de l’Union Européenne. Depuis 1994, le CdR offre aux régions et villes la possibilité d’exprimer officiellement leur avis sur le processus décisionnel de l’Union,. Il émet un avis sur l’ensemble des texte débattus au Parlement européen qui concernent les collectivités territoriales. Les vingt-quatre membres de la délégation française sont nommés sur proposition des associations d’élus par le premier ministre 

Comment fonctionne cette assemblée ?

Les membres du CdR se réunissent en session plénière à Bruxelles pour examiner et adopter des avis, des rapports et des résolutions. À cette occasion, des députés au Parlement européen, commissaires, membres du Conseil ainsi que des représentants de la présidence de l’UE sont invités à venir débattre de questions qui intéressent particulièrement les régions et les villes.

Les sujets de prédilection de Thibaut Guignard. 

Sans surprise, c’est sur les dossiers concernant le développement territorial que Thibaut Guignard devrait particulièrement s’investir. « Après le Brexit, alors que les négociations vont être difficiles pour le prochain Cadre Financier Pluriannuel, la voix des campagnes doit être forte. L’Union Européenne a besoin des Ruralités et les Ruralités ont droit à leur part d’Europe. Il faut donc défendre l’accès des communes rurales aux dispositifs et programmes européens. La première session plénière a eu lieu les 11, 12 et 13 février à Bruxelles dans l’hémicycle du Parlement européen. Thibaut Guignard y retrouve d’autres Bretons : Loïg Chesnais-Girard, Président de Région Nathalie Sarrabezolles, Présidente du Finistère et Agnès Le Brun, Maire de Morlaix.

Une coopération européenne pour parler des services publics

Dix partenaires

Leader France, fédération nationale des territoires engagés dans le programme de développement rural européen LEADER, a accueilli à Ploeuc-l’Hermitage une dizaine de partenaires venus de différentes régions de France (Occitanie, Provence Alpes Côtes d’Azur, Auvergne Rhône Alpes, Bretagne, Bourgogne Franche Comté) et d’Europe (dont l’Estonie et la Roumanie) à l’occasion d’un séminaire de travail sur les services publics en milieu rural.

« Égalité pour les citoyens »

Alors que des annonces nationales ont été effectuées vendredi dernier par le Premier Ministre dans le cadre de l’Agenda rural, Thibaut Guignard, Président de Leader France a présenté l’offre de service de la commune : Accueil de la Mairie mutualisé avec Saint-Brieuc Armor Agglomération et le Département, Maison des Services aux Publics au sein du bureau de poste, Maison des Associations et des Initiatives Locales… « La présence des services publics dans nos bourgs ruraux est un enjeu de dynamisme mais aussi d’égalité pour les citoyens. Nous devons travailler sur les nouvelles formes de présence et de mutualisation » précise le Maire. 

Services en milieu rural. 

Dans le cadre du projet ACCESS’R (Accessibilité des services en milieu rural), les participants ont échangé pendant deux jours sur les enjeux de l’accessibilité des services à la population en milieu rural, en France et en Europe. Ils ont également pu découvrir des initiatives exemplaires et innovantes, comme le projet de revitalisation de centre-bourg mené à Ploeuc-L’Hermitage avec le soutien de l’Etat et du Conseil Régional. Les participants ont aussi visité les projets de Tiers-Lieu à Moncontour et de ludothèque à Rostrenen portés par la fédération des Côtes d’Armor de Familles Rurales.

Mission ruralité du gouvernement : Thibaut Guignard auditionné par la Ministre de la Cohésion des territoires

Jacqueline Gourault, Ministre de la Cohésion des territoires, a initié au mois de mars une mission sur la ruralité chargée d’élaborer un « agenda rural« , feuille de route du gouvernement pour la ruralité d’ici 2022. A deux reprises, en sa qualité de membre du Comité Directeur de l’AMF, puis de Président de Leader France, Thibaut Guignard a été auditionné le mercredi 15 mai, contribuant ainsi aux travaux de la mission ruralité.

Le logement

Thibaut Guignard a dans un premier temps abordé « la problématique de la production de logements abordables dans les zones rurales qui ne disposent pas de dispositif incitatif comme pour les villes. Le maire de Ploeuc-L’Hermitage a ensuite soulevé la question de l’urbanisme et des injonctions contradictoires des lois et schémas en milieu rural. « Par exemple, on nous demande de densifier l’habitat mais on nous interdit de construire dans les dents creuses des villages à l’extérieur des bourgs ».

La sécurité

« Nous avons aussi en campagne des problèmes d’insécurité : petite délinquance, cambriolages … Or, les regroupements de brigades sont trop grands et les gendarmes ne sont pas assez nombreux »

L’accessibilité des services aux publics

Thibaut Guignard a salué l’annonce d’Emmanuel Macron qui souhaite l’ouverture de 500 « Maisons France services » dans les territoires, mais a toutefois précisé qu’il ne faudrait pas calquer un modèle unique pensé à Paris. Thibaut Guignard préconise de s’appuyer sur ce qui est déjà fait dans les territoires par ses acteurs que sont les collectivités, Familles Rurales, les MJC, etc.

Les ruralités et l’Europe : vers un Agenda Rural Européen

Puis l’après-midi, celui qui est aussi président de la fédération nationale des territoires ruraux engagés dans le programme européen Leader est intervenu sur les ruralités et l’Europe. Thibaut Guignard demande « une meilleure répartition des fonds qui, du fait des orientations stratégiques retenues au niveau européen, favorise davantage les projets urbains que ceux portés par le monde rural ». Pour le Président de Leader France, il faut « prendre d’avantage en compte les ruralités dans le projet européen. Ruralités qui ne sont pas un « problème » mais une part des réponses aux grands enjeux de l’Europe, comme la transition énergétique ».

Émission RMC à Ploeuc-L’Hermitage: Thibaut Guignard défend les territoires ruraux

A Ploeuc-L’Hermitage, salle de l’Etoile, s’est tenue une animation inhabituelle ce jeudi 16 mai de 12h00 à 14h00. La radio RMC y avait installé son studio pour l’enregistrement exceptionnel de l’émission quotidienne d’Eric Brunet.

L’animateur phare de la radio a remis à Thibaut Guignard, Président de la fédération nationale des programmes Leader « la coupe de France de gaspillage d’argent public ». « Nous ne remettons pas cette coupe au responsable de ce scandale. Au contraire, nous la remettons à celui qui représente les territoires ruraux qui attendent depuis des années les subvention promises » a déclaré Eric Brunet.

Leader est un programme européen de développement rural. L’Europe a attribué 700 millions d’euros dans le cadre du programme européen de développement rural Leader à la France pour la période 2014-2020. De nombreux projets existent en milieu rural, mais les subventions ne sont pas versées en raison de blocages administratifs franco-français entre l’État et les Régions, autorités de gestion de ce fonds.

Le Président de Leader France a ainsi précisé : « 87 millions d’euros : c’est ce qu’a versé l’Union européenne à la France, une aide ayant pour vocation de développer des projets ruraux, comme l’installation d’un artisan dans une commune. Mais à moins d’un an de la date butoir, le pays n’a utilisé que 4%. Et le pays a seulement jusqu’à 2020 pour verser cette aide à défaut de quoi la France devra rendre l’argent. »

Thibaut Guignard a déclaré « je ne me réjouis pas de recevoir cette coupe qui symbolise le marasme dans lequel se trouve le programme Leader en France. Je la partage avec les équipes des 340 territoires ruraux qui rament sur le terrain. Et je la dédie à tous ceux qui depuis quatre ans, dans les Ministères et les Conseils régionaux me répondent « c’est de la faute des autres ».

Cooper’Act, séminaire européen de la coopération LEADER

La coopération au cœur des fondamentaux du programme Leader

Leader France, fédération nationale représentant les 340 territoires ruraux engagés dans la démarche LEADER, s’engage en faveur de la promotion du programme européen de développement rural LEADER. A ce titre, la Fédération a érigé la coopération entre territoires ruraux, acteurs de premier plan, en outil de construction de l’Union européenne par ses territoires.

Le programme Leader a par exemple permis au Pays de Saint-Brieuc de conduire une étude comparée avec Kresowi Sasiedzi au sud-est de la Pologne, dédiée à la valorisation et à la pérennisation des pratiques culturelles folkloriques, en vue de recruter de jeunes danseurs et musiciens.

Coopération européenne : intérêts et enjeux pour les territoires ruraux

L’expérience de capitalisation du programme Leader a montré que la coopération aide efficacement les zones rurales dans la mise en œuvre de leurs projets dans le cadre de stratégiques multi-sectorielles, développées et administrées par les territoires.

Au cours de cette première journée de lancement du séminaire Cooper’Act à Lille, les participants et les partenaires ont pu, lors des tables rondes et ateliers thématiques, renforcer leurs connaissances en montage de projets de coopération européenne.

Le premier atelier s’est intéressé aux différents stades d’avancement des projets. Quant au second atelier, la présentation des spécificités de la coopération française a été suivie de vifs échanges entre participants, en présence de Nicolas Lebas, Vice-président du Conseil régional des Hauts-de-France.

Reportage 14/01 Europe 1 : L’incroyable gâchis des 700 millions d’euros pour le développement rural

Reportage de Théo Maneval sur Europe 1 : L’incroyable gâchis des 700 millions d’euros pour le développement rural

Bruxelles a alloué 700 millions d’euros à la France pour le développement de projets ruraux, à dépenser entre 2014 et 2020. A un an de l’échéance, seulement 3% de l’enveloppe ont été dépensés. Le reste pourrait bientôt être perdu.

https://www.europe1.fr/economie/lincroyable-gachis-des-700-millions-deuros-daides-europeennes-alloues-a-la-france-pour-le-developpement-rural-3838040

C’est un incroyable gâchis ! Les 700 millions d’euros d’aides européennes pour la France pourraient bientôt partir en fumée. Ces aides ont pour vocation à développer des projets dans les campagnes comme l’installation d’un artisan dans une commune, l’achat de matériel pour des agriculteurs ou des postes d’animateurs dans des centres sociaux, par exemple. Pour cela, l’Europe a alloué 700 millions d’euros à la France, à dépenser entre 2014 et 2020. Sauf qu’à un an de la date butoir, seulement 3% de cette enveloppe ont été dépensés.

Aides européennes pour le développement rural : 700 millions d’euros qui pourraient bientôt s’évaporer

« Ce n’est pas une aide, ça devient un poids ! » Les grands perdants dans cette histoire, ce sont ceux qui ont monté ces projets. Des dossiers pensés, réfléchis, validés à trois niveaux : le département, la région, l’Union européenne. Finalement, ils ne touchent rien. Ce sont parfois des entreprises, ou des associations, comme celle de Bénédicte Vivion, à La Châtaigneraie, en Vendée. En 2017, elle a monté en 2017 un gros festival, qui a fait venir plus de 10.000 personnes dans ce village de moins de 3.000 habitants. L’Europe lui a accordé 30.000 euros, à travers le fond Leader. Aujourd’hui elle les attend toujours, et c’est même devenu un handicap.

« C’est un stress ! On a dû contracter un premier prêt. Comme la subvention n’avait toujours pas été versée, on a dû en contracter un second. Là on est à plus de 1.200 euros d’intérêts et de frais de dossier. Donc en fait, on devait nous donner 30.000 euros mais notre dette s’alourdit de jour en jour ! Ces 30.000 euros on les espère tellement, parce qu’on dit a nos fournisseurs : ‘Vous allez être payés.’ Mais ils ont l’impression qu’on leur ment. En plus, ce sont des entreprises locales que l’on a fait travailler, on les a mises en péril. Donc ce n’est pas une aide, ça devient un poids ! », confie-t-elle sur Europe 1.

La France totalement responsable. C’est un dysfonctionnement 100% français. La responsabilité incombe aux régions et à l’État. Jusqu’en 2014 c’est l’État qui gérait le fonds Leader, et tout fonctionnait très bien. Mais cette année-là, il a confié la gestion des dossiers aux régions. Sauf qu’elles n’étaient pas prêtes et qu’en plus, elles devaient gérer en même temps leur fusion, et leur passage de 22 à 13 régions.

Résultat, le traitement des dossiers a pris énormément de retard. C’est mécanique, moins de régions signifie plus de dossiers à traiter pour chacune d’entre elles. Comme l’Etat a, en plus, gardé l’autorité de déclencher les paiements, ça a rajouté une étape supplémentaire. Et cerise sur le gâteau, le logiciel informatique qui gère tout cela n’a pas fonctionné jusqu’à l’année dernière. Ainsi, aujourd’hui, 5.000 porteurs de projets, comme Bénédicte, attendent de l’argent qu’on leur a promis.

« On ne va quand même pas renvoyer 700 millions d’euros à Bruxelles ! » Plus grave, 97% de l’enveloppe doit encore trouver preneur. Et il y a urgence à verser cet argent car si cela n’est pas fait d’ici fin 2020, ces 700 millions d’euros seront perdus, renvoyés à l’Union européenne. C’est ce qui désespère Thibaut Guignard, le président de Leader France, qui représente les porteurs de projets : « C’est terrible ! Depuis 2014 on nous a dit : ‘Ne vous inquiétez pas, on va mettre les outils en place, vous allez voir ce que vous allez voir.’ Mais on n’a rien vu ! Les régions et le gouvernement n’ont pas pris la mesure du risque de crash généralisé du programme. Aujourd’hui on demande à rencontrer les ministres, que les choses se débloquent. On ne va quand même pas renvoyer 700 millions d’euros à Bruxelles ! »

Pour éviter la catastrophe, les régions assurent qu’elles mettent le paquet. On explique par exemple que la région Pays de la Loire a embauché 12 personnes rien que pour ça. La Nouvelle Aquitaine, de son côté, en a engagé 31. En tout cas, il y a réellement urgence. La France est l’avant-dernier pays d’Europe pour le versement de cette aide. Pendant ce temps, le Danemark ou la Roumanie ont dépensé toute leur enveloppe et demandent même une rallonge à Bruxelles !

Par Théo Maneval, édité par Grégoire Duhourcau

Invité de la matinale d’Euradio : les subventions Leader et l’imbroglio français

Invité de la matinale d’Euradio le 15 janvier 2019, Thibaut Guignard a présenté les difficultés françaises de mise en œuvre du programme Leader, programme européen de développement rural, en dépit des savoir-faire des territoires.

Jean-Paul Bouché & Thibaut Guignard – subvention leader : l’imbroglio français

101ème Congrès des Maires

Journée consacrée aux territoires d’Outre-Mer, 19 novembre, 101ème Congrès des Maires, Sénat

Thibaut Guignard est intervenu à la table ronde dédiée aux territoires d’Outre-mer « Comment mieux mobiliser les ressources, et lesquelles, pour des politiques d’investissement à la hauteur des enjeux ? » le 19 novembre dernier dans le cadre du 101ème Congrès des Maires.

Thibaut Guignard et Pierre Moscovici, Forum Europe, 101ème Congrès des Maires, 20 novembre

Lors du forum consacré à l’Europe au 101ème Congrès des Maires le 20 novembre, Thibaut Guignard coprésidait la table ronde « Nouvelles priorités européennes : quelles opportunités pour les communes et intercommunalités ? » Il a notamment défendu « une politique européenne de développement rural forte à l’écoute des territoires ».

Retour sur le 101è Congrès des Maires

Erasmus+ School

Échanges très intéressants ce matin au Conseil départemental avec les instituteurs de l’école primaire Sainte-Anne de Quessoy et leurs correspondants européens de Finlande, Irlande du Nord et Espagne dans le cadre d’un échange Erasmus+ School.

Nous avons notamment échangé sur la difficulté pour les écoles primaires de s’intégrer dans les programmes de coopérations scolaires. En effet, il n’existe pas, en France et contrairement aux autres Pays européens, de dispositif de remplacement des enseignants pendant leur mobilité à l’étranger. Actuellement, la seule solution est de faire appel à des volontaires ou d’anciens instituteurs en retraite, ce qui freine par conséquent les initiatives de coopération européenne

J’aurai l’occasion d’alerter le Ministre de l’Éducation sur ce point de blocage.

AG de Leader France : sauver le programme européen Leader

Assemblée Générale de Leader France, Conseil départemental de la Charente-Maritime, La Rochelle, 5 novembre 2018

Lundi 5 novembre dernier, à l’occasion de l’Assemblée Générale de Leader France organisée à La Rochelle, un nouveau Conseil d’Administration a été élu pour un mandat de 3 ans, à l’unanimité des membres présents ou ayant donné mandat… Continuer la lecture