Ne faisons pas des Champs-Elysées, le cimetière de notre République

Il devenait urgent d’entendre la colère des « Gilets jaunes » survenue depuis la prévision d’une hausse brutale des taxes sur le carburant, l’électricité et le gaz, ainsi que du durcissement du contrôle technique en novembre dernier.

Le Président de la République et le Premier Ministre ont entendu la colère populaire et y ont répondu par une annulation de ces augmentations.

Mais les revendications des « Gilets Jaunes » ne sont pas que celles des « automobilistes en colère », ce sont celles d’une France péri-urbaine, rurale et ultramarine que la loi sur les métropoles et les politiques publiques successives ont particulièrement isolé.

C’est pourquoi, je prendrai ma part, en tant qu’élu local, à la large consultation proposée par le Premier Ministre en vue de promouvoir une juste place de ces territoires de plus en plus tentés par les votes extrémistes et dont l’Europe est trop souvent le bouc-émissaire.

Si l’impôt est un outil incitatif pour changer le comportement des consommateurs et des citoyens, l’offre l’est aussi. Ainsi, la réouverture de petites lignes de train dans les campagnes ou l’aide à l’achat de véhicules propres doivent être envisagées comme solutions alternatives de mobilité, poursuivant le désendettement écologique. De même, il serait intéressant et urgent d’adopter un véritable plan d’investissement dédié au logement permettant de lutter contre les « passoires énergétiques » et de généraliser le photovoltaïque individuel issu d’une filière française, par exemple.

Il est désormais nécessaire de mettre un terme à la violence et d’ouvrir un dialogue entre l’exécutif et les « Gilets jaunes », ce qui nécessite une structuration de ce mouvement, au nom de l’ordre public, de la concertation démocratique et des intérêts économiques français.

Tous les politiques responsables appellent aujourd’hui à l’apaisement. Samedi, ne sombrons pas dans la violence. Nous devons retrouver l’unité nationale. Ne laissons pas l’ultragauche et l’ultradroite s’attaquer aux fondements de la Nation. Ne faisons pas des Champs-Elysées, le cimetière de notre République.

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