En début de semaine s’est tenu en Pologne le séminaire de lancement
d’un programme de coopération entre les pompiers de Bartoszyce (Pologne), Alba
Iulia (Roumanie) et Plœuc-l’Hermitage. Ce projet bénéficiera de 29 000€ de
l’Union Européenne.
Trois partenaires transnationaux.
Comme chaque année, le week-end dernier, une délégation de
Plœuc-l’Hermitage était conviée à participer à la fête des moissons de
Bartoszyce, commune polonaise partenaire. A cette occasion, s’est également
tenu le séminaire de lancement d’un programme Erasmus + destiné aux
sapeurs-pompiers volontaires. Les partenaires sont les Centres d’Incendie et de
Secours de Plœuc-l’Hermitage, Bartoszyce et Alba Iulia, commune roumaine avec
laquelle coopère l’association plaintelaise de Joël Le Guilloux « Les amis de Constanta ».
Un travail sur les nouvelles technologies.
Le thème retenu pour cet échange qui va se dérouler pendant un an est
l’utilisation du numérique et des nouvelles technologies en intervention pour
le repérage, les transmissions, la géolocalisation … « L’utilisation des nouvelles technologies mérite d’être
développée dans nos trois centres. Nous allons ainsi pouvoir partager nos
expériences et monter en compétence »déclare
le lieutenant Henriot, chef de centre ploeucois.
Trois rencontres programmées.
Trois rencontres se dérouleront sous forme de stages dans les communes
partenaires. Les sapeurs-pompiers bénéficieront de formations, de visites et
démonstrations et réaliseront des manœuvre en commun.« L’occasion d’un échange d’expériences mais aussi de
découvrir d’autres organisation, d’autres fonctionnements et de partager nos
valeurs communes »poursuit
Patrick Henriot.
Congrès départemental à Plœuc-l’Hermitage.
Le premier stage aura lieu au mois d’octobre à Plœuc-l’Hermitage à
l’occasion du Congrès départemental des sapeurs-pompiers. « Nous accueillerons dix soldats du feu polonais et dix
roumains pendant 5 jours »précise
le Maire, Thibaut Guignard. « Nous avons
également obtenu une subvention de 5000€ du programme « Europe pour les
Citoyens » pour élargir la délégation de Bartoszyce aux élus et
partenaires ».
Dimanche, les différents partenaires de la semaine
de VTT se sont retrouvés à l’Espace Julie Bresset créer à l’occasion des
compétitions sur le site de la Côte des Halles. L’occasion pour le Maire de
rappeler l’ambition de la commune pour cette discipline « le
site de la Côte des Halles est désormais une référence au niveau national. Il
accueillera encore de belles compétitions nationales et, nous l’espérons,
internationales grâce au savoir faire de Armor Événement VTT et de nos services
techniques ». Un avis partagé par Éric Jacoté,
Vice-président de la Fédération Française de Cyclisme pour qui « grâce au site de Plœuc-l’Hermitage, le VTT n’est plus
seulement synonyme de montagne. Le site de la Côte des Halles est praticable
toute l’année, c’est aussi cela sa force ». Marie-Claire
Diouron a rappelé quant à elle« la
volonté de Saint-Brieuc Armor Agglomération de développer les sports nature
avec notamment le vélo et le VTT en complément de la voile sur le
littoral ». L’agglomération qui lance en
cette fin d’année les études pour la construction d’un centre permanent
d’accueil d’équipes à l’entraînement. La Région Bretagne n’est pas en reste.
Georgette Bréard, Vice-présidente a souligné trois points « la vision du Maire Henri Bozec lorsqu’il a acquis le site
au début des années 80, l’engagement des clubs et des bénévoles et la volonté
de la commune et de ses partenaires de poursuivre le développement du
site ».
La
semaine dernière, la Côte des Halles a été labellisé « Stade VTT » par
la Fédération Française de Cyclisme (FFC). Une première nationale.
Explications.
20 ans de VTT.
Le
site pensé par l’ancien Maire, Henri Bozec, était destiné au départ aux
sports équestres et au parapente. Au début des années 2000, la famille
Bresset a créé l’école VTT du Lié. « Depuis, des dizaines de bénévoles se sont succédés pour aménager le site jusqu’à en faire un lieu de référence national » tient a souligner le Maire, Thibaut Guignard.
De nouveaux équipements.
Si
le site est d’abord un site naturel, de nombreux aménagements ont été
réalisés par le club et la Mairie : obstacles pour le trial, pump-track,
col des Fougères, circuit « Breizh London » pensé par la championne
olympique Julie Bresset.
Un label pour quoi faire ?
La
pratique du VTT a considérablement évolué depuis ses débuts. Le
Cross-country se déroule désormais sur des parcours avec de nombreuses
difficultés techniques. Les sentiers naturels, utilisés au début, ne
répondent plus aux attentes du haut-niveau. « A
travers le concept de « Stade VTT », la FFC accompagne l’évolution de
la discipline dans une logique de soutien au haut-niveau tout en
permettant aux pratiquants réguliers de trouver de nouveaux sites en
phase avec leurs attentes » explique Eric Jacoté, Vice-président de la FFC.
Quelles exigences ?
Avant
de labeliser un stade VTT, la FFC analyse la pratique fédérale locale
(club, école de cyclisme), la présence de moniteurs diplômés, la
politique touristique en lien avec le VTT, la gestion et l’animation du
site, son entretien, et surtout la réflexion sur la vie du site avec les
acteurs concernés (collectivités, club, fédération, établissements,
etc…). « Le parcours de cross-country doit répondre à
des aménagements spécifiques : sentiers naturels et techniques,
différents niveaux de difficultés,… » complète Loic Bresset, Président du VTT du Lié.
Des projets en perspective.
La commune de Plœuc-L’Hermitage a d’ores et déjà candidaté pour recevoir une coupe du monde. «
L’Agglomération travaille à une stratégie de développement des sports
natures et réfléchis à la création d’un centre d’accueil permanent pour
les équipes à l’entraînement sur le site de la Côte des Halles » précise Ronan Kerdraon, 1er Vice-président ».
En
attendant, du 11 au 18 août, y seront organisés le Trophée de France
des Jeunes Vététistes et la Finale de la Coupe de France, rassemblement
inédit de toutes les générations du VTT.
Le week-end dernier ont eu lieu les championnats de France de VTT à l’Alpe d’Huez (Isère).
L’occasion pour les organisateurs de la folle semaine de VTT qui se déroulera à Plœuc-l’Hermitage du 11 au 18 août prochain de faire la promotion de l’événement.
Le VTT du Lié, Armor Événement et la Mairie ont donc investis le stand du partenaire SKF pour communiquer sur le programme, l’hébergement, la restauration …
Cet événement est une première dans l’histoire de la discipline : l’alliance du Trophée de France des Jeunes VTTistes et de la Finale de la Coupe de France.
« Tout le monde nous dit avoir hâte de venir à Plœuc-l’Hermitage au mois d’août pour la qualité du site et de l’organisation. Cela fait plaisir ! » se réjouie Loic Bresset, Président du VTT du Lié.
Les organisateurs avec les responsables de la FFC.
Jeudi
midi a eu lieu la pose symbolique de la première pierre du nouvel atelier
relais de la Zone du Lié par Marie-Claire Diouron, Présidente de Saint-Brieuc
Armor Agglomération Ronan Kerdraon son Vice-président à l’économie et le Maire,
Thibaut Guignard.
Quatre
cellules disponibles.
Cet
atelier relais, décidé du temps de Centre-Armor Puissance 4, pourra accueillir
jusqu’à quatre artisans ou commerçants, à partir de début 2020. Les cellules
sont proposées à la location à un tarif adapté à des entrepreneurs qui
lancent leur activité. « L’enjeu de ce projet est de permettre le
maintien et la création d’activités économiques sur le sud du territoire de
l’agglomération. Il s’inscrit dans le cadre stratégique de développement
économique de notre intercommunalité qui recherche un équilibre entre les
différents secteurs » a déclaré Marie-Claire Diouron.
Un
bâtiment écologiquement exemplaire.
« Si
nous tenons les délais, ce bâtiment sera le premier bâtiment artisanal et
commercial à être labellisé « E+C-» en France » selon Thibaut Guignard. Il
s’agit d’un bâtiment à énergie positive (E+) et à faible empreinte carbone (C-)
tout au long de son cycle de vie. Ce label préfigure la réglementation
thermique 2020. « Je me réjouie que cette première nationale ait
lieu à Saint-Brieuc Armor Agglomération et à Plœuc-l’Hermitage
particulièrement. Cela montre que nous innovons aussi dans le monde
rural » a commenté le Maire.
60%
de subventions.
Pour Ronan Kerdraon « la construction d’équipements
économiques dans les différents territoires de notre agglomération est une
question d’équité territoriale pour créer des emplois et de la richesse ».
L’enveloppe financière du projet approche les 531 000 € HT financés
à 60 % par l’Etat et le Département via, respectivement, le Contrat de
Ruralité (119 000 €) et le Contrat Départemental de Territoire (200 000 €).
Saint‐Brieuc Armor Agglomération a bénéficié d’un soutien financier
conséquent grâce à l’approche innovante du projet.
Jacqueline Gourault, Ministre de la Cohésion des territoires, a initié au mois de mars une mission sur la ruralité chargée d’élaborer un « agenda rural« , feuille de route du gouvernement pour la ruralité d’ici 2022. A deux reprises, en sa qualité de membre du Comité Directeur de l’AMF, puis de Président de Leader France, Thibaut Guignard a été auditionné le mercredi 15 mai, contribuant ainsi aux travaux de la mission ruralité.
Le logement
Thibaut Guignard a dans un premier temps abordé « la problématique de la production de logements abordables dans les zones rurales qui ne disposent pas de dispositif incitatif comme pour les villes. Le maire de Ploeuc-L’Hermitage a ensuite soulevé la question de l’urbanisme et des injonctions contradictoires des lois et schémas en milieu rural. « Par exemple, on nous demande de densifier l’habitat mais on nous interdit de construire dans les dents creuses des villages à l’extérieur des bourgs ».
La sécurité
« Nous avons aussi en campagne des problèmes d’insécurité : petite délinquance, cambriolages … Or, les regroupements de brigades sont trop grands et les gendarmes ne sont pas assez nombreux »
L’accessibilité des services aux publics
Thibaut Guignard a salué l’annonce d’Emmanuel Macron qui souhaite l’ouverture de 500 « Maisons France services »dans les territoires, mais a toutefois précisé qu’il ne faudrait pas calquer un modèle unique pensé à Paris. Thibaut Guignard préconise de s’appuyer sur ce qui est déjà fait dans les territoires par ses acteurs que sont les collectivités, Familles Rurales, les MJC, etc.
Puis l’après-midi, celui qui est aussi président de la fédération nationale des territoires ruraux engagés dans le programme européen Leader est intervenu sur les ruralités et l’Europe. Thibaut Guignard demande « une meilleure répartition des fonds qui, du fait des orientations stratégiques retenues au niveau européen, favorise davantage les projets urbains que ceux portés par le monde rural ». Pour le Président de Leader France, il faut « prendre d’avantage en compte les ruralités dans le projet européen. Ruralités qui ne sont pas un « problème » mais une part des réponses aux grands enjeux de l’Europe, comme la transition énergétique ».
A Ploeuc-L’Hermitage, salle de l’Etoile, s’est tenue une animation inhabituelle ce jeudi 16 mai de 12h00 à 14h00. La radio RMC y avait installé son studio pour l’enregistrement exceptionnel de l’émission quotidienne d’Eric Brunet.
L’animateur phare de la radio a remis à Thibaut Guignard, Président de la fédération nationale des programmes Leader « la coupe de France de gaspillage d’argent public ». « Nous ne remettons pas cette coupe au responsable de ce scandale. Au contraire, nous la remettons à celui qui représente les territoires ruraux qui attendent depuis des années les subvention promises » a déclaré Eric Brunet.
Leader est un programme européen de développement rural. L’Europe a attribué 700 millions d’euros dans le cadre du programme européen de développement rural Leader à la France pour la période 2014-2020. De nombreux projets existent en milieu rural, mais les subventions ne sont pas versées en raison de blocages administratifs franco-français entre l’État et les Régions, autorités de gestion de ce fonds.
Le Président de Leader France a ainsi précisé : « 87 millions d’euros : c’est ce qu’a versé l’Union européenne à la France, une aide ayant pour vocation de développer des projets ruraux, comme l’installation d’un artisan dans une commune. Mais à moins d’un an de la date butoir, le pays n’a utilisé que 4%. Et le pays a seulement jusqu’à 2020 pour verser cette aide à défaut de quoi la France devra rendre l’argent. »
Thibaut Guignard a déclaré « je ne me réjouis pas de recevoir cette coupe qui symbolise le marasme dans lequel se trouve le programme Leader en France. Je la partage avec les équipes des 340 territoires ruraux qui rament sur le terrain. Et je la dédie à tous ceux qui depuis quatre ans, dans les Ministères et les Conseils régionaux me répondent « c’est de la faute des autres ».
La
coopération au cœur des fondamentaux du programme Leader
Leader
France, fédération nationale représentant les 340 territoires ruraux engagés
dans la démarche LEADER, s’engage en faveur de la promotion du programme
européen de développement rural LEADER. A ce titre, la Fédération a érigé la
coopération entre territoires ruraux, acteurs de premier plan, en outil de
construction de l’Union européenne par ses territoires.
Le
programme Leader a par exemple permis au Pays de Saint-Brieuc de conduire une
étude comparée avec Kresowi Sasiedzi au sud-est de la Pologne, dédiée à la
valorisation et à la pérennisation des pratiques culturelles folkloriques, en
vue de recruter de jeunes danseurs et musiciens.
Coopération
européenne : intérêts et enjeux pour les territoires ruraux
L’expérience
de capitalisation du programme Leader a montré que la coopération aide
efficacement les zones rurales dans la mise en œuvre de leurs projets dans le
cadre de stratégiques multi-sectorielles, développées et administrées par les
territoires.
Au cours de cette première journée de lancement du séminaire Cooper’Act à Lille, les participants et les partenaires ont pu, lors des tables rondes et ateliers thématiques, renforcer leurs connaissances en montage de projets de coopération européenne.
Le premier atelier s’est intéressé aux différents stades d’avancement des projets. Quant au second atelier, la présentation des spécificités de la coopération française a été suivie de vifs échanges entre participants, en présence de Nicolas Lebas, Vice-président du Conseil régional des Hauts-de-France.
Six cents maires bretons ont accueilli Emmanuel Macron lors des Assises des maires de Bretagne le mercredi 3 avril au Palais des Congrès de la baie de Saint-Brieuc vers 11h30.
L’ « esprit de proposition, de construction et de développement » des maires bretons
Ces Assises ont été guidées par un « esprit de proposition, de construction, et de développement » comme l’a rappelé en introduction Dominique Cap, maire de Plougastel-Daoulas (Finistère) et Président de l’Association des Maires de Bretagne. En effet, les maires réunis dans des groupes de quatre dédiés aux quatre thèmes officiels du grand débat national ont pu exprimer leur vision, leurs enjeux et difficultés sur la scène du Palais des Congrès.
Les édiles bretons ont restitué au Président de la République le fruit de leurs travaux réalisés lors d’une enquête menée auprès des 1208 maires de Bretagne visant à formaliser leurs attentes. Si62% des 500 répondants déplorent le mille-feuille administratif et 65% considèrent que la suppression de la taxe d’habitation a eu un impact négatif, 72% voudraient bénéficier d’un droit d’expérimentation, et 63% ne ressentent pas de « décrochage » de leur territoire.
Les maires ont été plutôt convaincus par l’intervention du Président de la République, notamment par sa volonté de « redonner des libertés d’agir à nos territoires. » Les premières mesures sont attendues à la mi-avril, post grand débat, « cette expérience démocratique inédite, née du mouvement sociale des Gilets jaunes».
Le discours du Président Macron : expérimentation, taxe d’habitation, coordination État-collectivités
Emmanuel Macron s’est déclaré favorable à la différenciation, ce qui pourrait se traduire par l’expérimentation en région Bretagne, en continuité avec ses déclarations de juillet 2018 à Quimper, à savoir ériger la Bretagne en « laboratoire de l’innovation et de l’action publique de demain. ». Le 8 février 2019, Édouard Philippe et Loïg Chesnais-Girard ont signé un « contrat pour l’action publique pour la Bretagne », engageant la différenciation dans les domaines de la transition écologique et énergétique, l’aménagement du territoire, la maritimité, l’économie agricole et agro-alimentaire, le tourisme, la culture et les langues régionales.
S’agissant de la suppression de la taxe d’habitation, Emmanuel Macron a abordé la possibilité pour les collectivités de compenser cette suppression : « Nous pourrions transférer le foncier du Département à la commune ou avoir un morceau d’impôt national transféré à la commune. Ce que je veux vous assurer, c’est qu’il n’y aura aucun désavantage. »
Enfin, le Président de la République a rappelé le succès de la suppression de 2000 circulaires mettant un terme à une quarantaine de règles régissant la coordination entre les services de l’État et les collectivités. Il a également émis l’idée selon laquelle l’ensemble des services de l’État pourrait être régis par un commandement unique dans un département, à l’exception de la justice et de la défense. De fait, les élus bretons ont soulevé les difficultés liés à la complexité de l’administration qu’ils rencontrent quotidiennement, rendant peu aisé l’exercice de leur mandat.
L’intervention de Thibaut Guignard en faveur des territoires ruraux et de l’Europe
Invité de la table ronde « Renforcer la cohésion des territoires », Thibaut Guignard a évoqué la nécessité de définir collectivement les ruralités aujourd’hui multiples et mal connues. De ce constat, Thibaut Guignard a expliqué que la situation des communes rurales était très variable, notamment sur le plan de l’accessibilité des services aux publics. A ce titre, le maire de Ploeuc-L’Hermitage a salué la volonté de Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, de créer un groupe de travail dédié.
Thibaut Guignard a évoqué le succès du dispositif ICI (Inter Collectivités Info). Ce dispositif informe, accompagne et oriente les usagers du service public. Les usagers sont ainsi réorientés vers l’Agglomération, le Département ou la Mairie, et mieux informés sur les politiques publiques portées par les collectivités territoriales.
Enfin, le Vice-Président du Conseil départemental des Côtes d’Armor a assuré que le projet européen de la France devait faire une place aux territoires ruraux. En effet, la politique européenne de développement rural est aujourd’hui limitée au programme Leader alors que nous avons besoin d’un Agenda Rural Européen, une « ruralisation » de l’ensemble des politiques européennes. « Qui a voté pour les eurosceptiques en Europe orientale ? Qui a voté pour le Brexit au Royaume-Uni ? »