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À Plœuc-l’Hermitage, le rallye de début d’année fête les 10 ans de la commune nouvelle

À Plœuc-l’Hermitage, le traditionnel rallye de début d’année a une nouvelle fois rassemblé marcheurs, coureurs et cyclistes de toutes générations. Dimanche 4 janvier, plus de 250 participants ont pris le départ malgré le froid et le verglas, témoignant de l’attachement des habitants à ce rendez-vous sportif et convivial.

Cette édition avait une saveur toute particulière puisqu’elle marquait les dix ans de notre commune nouvelle, créée le 1er janvier 2016. Comme chaque année, le parcours de 10 kilomètres reliait nos deux communes déléguées, de la place Louis Morel au Paly, avec un ravitaillement à mi-distance et une arrivée chaleureuse à la salle polyvalente, où une soupe bien chaude attendait les participants.

À l’issue de la matinée, j’ai souhaité prendre la parole sans dresser encore un bilan formel de cette décennie. Ce moment viendra. J’ai préféré rappeler ce qui fait l’esprit de Plœuc-l’Hermitage : deux communes historiquement liées, des relations anciennes et solides, une volonté constante de respecter l’équilibre entre l’Hermitage-Lorge et Plœuc-sur-Lié, et surtout le plaisir de travailler ensemble, dans la continuité du travail mené par les équipes municipales de l’époque.

Cet esprit a été rappelé avec justesse par Françoise Le Fur, ancienne maire de l’Hermitage-Lorge, qui a souligné combien la commune nouvelle s’est construite naturellement, malgré les difficultés et le travail important qu’elle a exigé des élus et des agents municipaux. Dix ans plus tard, cette construction collective est une réussite dont nous pouvons être fiers.

La célébration s’est poursuivie autour d’un gâteau anniversaire des dix ans de la commune nouvelle, réalisé par la boulangerie plœucoise Les Choux à Lié, avant le traditionnel verre de l’amitié. L’animation musicale, assurée par Christophe Menguy et Gaspard Prenovec, a conclu cette matinée aux accents celtiques, placée sous le signe du sport, de la convivialité et de l’unité communale.

Côte des Halles : 200 000 € investis par Saint-Brieuc Armor-Agglomération.

Saint-Brieuc Armor Agglomération a engagé d’importants travaux pour moderniser et améliorer le site de sports-nature Henri Bozec, communément appelé la Côte des Halles.

J’ai accueilli ma collègue Christine Métois-Le Bras, Maire de Trégueux et Vice-présidente de l’agglomération en charge de la culture et des sports, afin de présenter les aménagements en cours et à venir.

👉Au programme :

– création d’un ponton de pêche accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR) ;

– installation d’une passerelle VTT pour sécuriser le passage du public lors des compétitions ;

– mise en place de deux stations de lavage pour vélos ;

– installation de bornes pour vélos à assistance électrique (VAE) ;

– réfection de l’ensemble des mains courantes du site ;

– création de gradins naturels ;

– mise aux normes du système d’assainissement ;

– installation de divers mobiliers (porte-vélos, tables, bancs…).

Un budget de 200 000 € est ainsi consacré par l’agglomération à la Côte des Halles, premier stade VTT labellisé en France par la Fédération française de cyclisme, et seul site, hors zones de montagne, capable d’accueillir des compétitions nationales et internationales.

Agglomération : une délégation d’élus en visite à Bruxelles

Je suis très heureux d’avoir accueilli à Bruxelles une délégation d’élus de Saint-Brieuc Armor Agglomération et de ses communes.

Au programme : des rencontres avec Isabelle Le Callennec, députée au Parlement européen, puis avec Aude Korfer, déléguée permanente de la Maison de la Bretagne à Bruxelles, et enfin avec Frédéric Michel, de la Représentation permanente de la France auprès de l’UE.

Des échanges, notamment, autour du prochain budget européen actuellement en discussion, qui aura d’importantes conséquences pour nos mairies et le financement des projets locaux.

Enfin, j’ai eu le plaisir d’accueillir les élus au Comité européen des Régions, l’assemblée des élus locaux siégeant à Bruxelles aux côtés du Parlement européen, dont je suis membre.

Ces deux jours ont permis de créer un lien direct entre l’agglomération, ses communes et l’Union européenne sur les sujets qui touchent au quotidien des habitants.

Choose France : l’attractivité passe aussi par nos territoires 

Lundi 17 novembre, le Président de la République, Emmanuel Macron, m’a fait l’honneur de me convier au rendez-vous « Choose France », consacré cette année aux entreprises françaises et aux territoires. Cet événement, devenu un temps fort de la politique d’attractivité de notre pays, envoie un signal clair : la France croit en ses forces économiques, en ses entrepreneurs et en la capacité de ses territoires à innover et à créer de la valeur.

En tant qu’élu local, j’ai tenu à saluer cette initiative. Elle rappelle une évidence trop souvent oubliée dans le débat national : l’attractivité de la France ne se décrète pas uniquement depuis Paris. Elle se construit chaque jour dans nos communes, dans nos zones d’activités, dans nos PME, nos exploitations agricoles, nos ateliers, nos commerces …

Face à une concurrence économique mondiale de plus en plus rude, nous devons regarder la réalité en face. Les grandes métropoles ne peuvent pas, à elles seules, porter le développement du pays. Ce sont bien l’ensemble des territoires, ruraux, périurbains comme urbains, qui font la richesse économique et humaine de la France.

Nos communes regorgent de savoir-faire locaux, d’entreprises innovantes, de talents engagés et d’élus qui se battent au quotidien pour maintenir de l’activité, de l’emploi et de la cohésion sociale. C’est cette France-là qu’il faut continuer à soutenir, accompagner et valoriser.

Aujourd’hui, le message doit être sans ambiguïté :

  • soutenir l’investissement productif,
  • encourager l’innovation et la montée en gamme de notre industrie,
  • simplifier la vie des entrepreneurs,
  • donner aux collectivités locales les moyens d’agir.

L’attractivité ne repose pas uniquement sur des annonces ou des classements internationaux. Elle dépend très concrètement de la qualité des infrastructures, de l’accès au foncier, de la formation, du logement, des mobilités, et de la stabilité des règles du jeu. Sur tous ces sujets, les territoires sont en première ligne.

« Choose France » doit être plus qu’un rendez-vous symbolique. Il doit s’inscrire dans une stratégie durable, qui reconnaît le rôle central des élus locaux et des acteurs de terrain. Faire confiance aux territoires, c’est accepter de leur donner de la liberté, de la visibilité et des moyens pour construire leur avenir.

Je reste convaincu que la relance économique, la réindustrialisation et la transition écologique réussiront à condition d’être pensées et mises en œuvre localement, au plus près des réalités et des besoins.

C’est en misant sur l’intelligence collective, l’engagement des élus et l’énergie des entrepreneurs que la France continuera d’attirer, d’innover et de rayonner. Les territoires ne sont pas un angle mort de la compétitivité française : ils en sont le cœur battant.

G.R.A.I.N. : une coopération européenne pour le développement rural en Ukraine

Du 11 au 16 septembre 2025, Leader France a accueilli, à Plœuc-L’Hermitage puis à Paris, des délégations ukrainiennes, polonaises, françaises et moldaves à l’occasion du séminaire de lancement du projet G.R.A.I.N. – Governance, Rural Action, and Inclusive Networks.

Cette initiative vise à expérimenter la démarche LEADER dans six territoires ruraux ukrainiens : les oblasts de Zhytomyr, Vinnytsia, Dnipropetrovsk, Poltava et Odesa. Le projet est porté par Leader France, la fédération nationale des territoires ruraux engagés dans le programme LEADER, et financé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Il s’inscrit dans une coopération avec des partenaires polonais et moldaves.

Le projet a pour objectif de favoriser un développement rural inclusif, résilient et durable, tout en accompagnant l’Ukraine dans ses efforts de reconstruction et d’intégration européenne. Il mobilise un java-scriptum de partenaires européens et nationaux : les réseaux nationaux LEADER de Pologne et de Moldavie, l’Association pan-ukrainienne des communautés, avec le soutien de l’Association européenne LEADER pour le développement rural (ELARD), d’ALDA et de l’AFCCRE.

La semaine de lancement a permis aux participants de se rencontrer, d’échanger et de se former à la démarche LEADER. Le programme comprenait notamment l’accueil des délégations, la constitution de trinômes de territoires dans une logique de mentorat, ainsi que des ateliers thématiques consacrés au programme LEADER, à la gouvernance des groupes d’action locale (GAL) et à l’implantation de la démarche hors de l’Union européenne.

Les délégations ont également participé à des visites de projets financés par LEADER : un espace jeunesse et un logement adapté pour personnes âgées à Saint-Julien, un jardin ludique et sensoriel à Hillion, ainsi qu’une exploitation mytilicole dans la baie de Saint-Brieuc. La journée s’est conclue par la dégustation du Parmentier du Lié lors de la Pomme de Terre en Fête, symbole du terroir local.

Le dimanche 14 septembre, les délégations ont pris part à l’inauguration de la fête. Elles ont également profité des animations, des stands culturels européens, des expositions artistiques et du défilé de clôture, au cours duquel elles occupaient une place d’honneur.

Enfin, le lundi 15 septembre, les délégations ont rejoint Paris pour une rencontre avec Thani Mohamed Soilihi, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé des Partenariats internationaux. Cet échange a permis de rappeler l’importance stratégique du projet G.R.A.I.N., notamment pour le développement rural et la coopération franco-ukrainienne. La semaine s’est achevée par un moment convivial avant le retour des participants vers leurs territoires respectifs.

Le projet G.R.A.I.N. illustre concrètement la coopération européenne au service du développement local et de la reconstruction rurale, en mettant l’accent sur la co-construction, le partage de bonnes pratiques et l’engagement des acteurs locaux.

Chevalier dans l’ordre national du Mérite : mon discours du 26 juin 2025.

Madame la Première ministre,
Mesdames, Messieurs,

Je ne listerai pas, à nouveau, vos grades et qualités.

Sachez que votre principale qualité ce soir, c’est la joie que j’éprouve de vous voir ici rassemblés.

Si je n’ai pas pu inviter toutes celles et ceux que j’avais envie d’avoir auprès de moi, je n’ai invité que des gens que j’avais envie d’avoir auprès de moi.

Pour ce moment important et émouvant, comme vous pouvez l’imaginer.

Mais je dois vous faire une confidence : dans mes différentes fonctions en tant que collaborateur parlementaire, mon cher Marc, ou en tant qu’élu, j’ai eu à écrire un grand nombre de dossiers de demande de médaille.

Et je m’étais dit que je n’accepterais jamais de médaille qui viendrait souligner mon engagement en tant qu’élu.

Parce que je pense que nous, les élus, nous avons une immense chance. Celle d’avoir été choisis par les électeurs, par nos concitoyens, par notre communauté.

Une confiance renouvelée – ou pas – tous les six ans, et c’est cela la plus belle récompense.

Alors je dois vous dire que j’étais un peu gêné lorsque j’ai appris cette nomination au grade de Chevalier dans l’ordre national du Mérite alors que je ne savais pas que la demande en avait été faite.

Et puis j’ai décidé d’accepter cette médaille.

J’ai décidé de l’accepter parce que cette nomination, par le président de la République, a été faite sur proposition du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Elle vient donc souligner mon engagement au service des questions européennes.

Et c’est un engagement volontaire, supplémentaire, à mes mandats d’élu.

Un engagement supplémentaire qui crée aussi des contraintes supplémentaires pour moi mais surtout pour ma famille en termes de déplacements et d’absences. Car quand je suis à Bruxelles, à Bucarest ou à Kyiv, je ne suis pas à Plœuc-l’Hermitage, je ne suis pas avec ma famille.

Et donc, j’ai pensé, très modestement, que je pouvais l’accepter.

Cet engagement européen, il est pour moi chevillé au corps. Et c’est un héritage précieux de ma grand-mère maternelle, Hélène. Fille de petits paysans dans l’Allier, résistante à 16 ans, elle ouvrait le matin en vélo le chemin aux parachutistes anglais ayant atterri en zone occupée pour leur ouvrir la route et leur permettre de passer la ligne de démarcation.

Elle qui a rencontré mon grand-père à un bal caritatif en faveur des prisonniers de guerre, qui fut veuve à 36 ans, qui permit à ses deux filles d’être diplômées de médecine.

Elle était une fervente défenseure de la réconciliation franco-allemande et de la construction européenne. Ceux qui l’ont connue savent que c’est, sans aucun doute, elle qui est la plus fière ce soir.

Madame la Première ministre,

C’est un grand honneur pour la commune de Plœuc-l’Hermitage de vous accueillir aujourd’hui, pour une après-midi complète.

Vous vous êtes rendue à la Côte des Halles pour une visite improvisée au déjeuner d’été du Club de l’Âge d’Or pour saluer nos aînés.

Vous vous êtes ensuite rendue à l’école des Lutins à l’Hermitage-Lorge pour une longue séquence avec les élèves et la communauté pédagogique.

L’école des Lutins est une fierté pour notre équipe municipale. Elle est le symbole de notre commune nouvelle. Le rapprochement et la mutualisation, oui. Mais la concentration, non !

C’est pour cela que nous avons souhaité, avec Thierry Gouyette, maire délégué, et Françoise Le Fur, sa prédécesseure, garder à l’Hermitage-Lorge une mairie annexe rénovée et y construire une nouvelle école.

Cet après-midi, vous avez assisté à un module de sensibilisation, à destination des scolaires, autour du bien manger, par l’équipe du Patat’As, le centre européen de valorisation de la pomme de terre, car on ne peut pas passer à Plœuc-l’Hermitage sans parler … de pommes de terre !

Vous avez ensuite animé une réunion avec une délégation de maires ruraux du département, en mairie, avant cette cérémonie.

Que chacun mesure bien, à cet instant, la chance que nous avons de bénéficier ainsi de l’attention de la ministre de l’Éducation nationale, ministre d’État, ancienne Première ministre de la France.

Car si Plœuc-l’Hermitage est évidemment la plus belle commune de France, il y en a tout de même 34 954 autres…

Madame la Première ministre, Plœuc-l’Hermitage est une commune dynamique.

Nous avons

  • cinq écoles et deux collèges,
  • une gendarmerie (propriété de la mairie récemment rénovée avec le soutien de l’État), je salue les gendarmes,
  • un centre d’incendie et de secours, je salue les pompiers,
  • un pôle de proximité de l’agglomération, je salue mes collègues élus
  • une Maison France Service,
  • un collectif de santé dynamique,
  • un collectif des chefs d’entreprise qui vient de se créer.

Et même ! … un bureau de délivrance des titres d’identité.

Nous avons même eu six bureaux à l’été 2023, sous votre primature.

En effet, Plœuc-l’Hermitage était l’un des trois titrodromes de Bretagne, ces lieux chargés de désengorger les demandes en pièces d’identité et passeports.

Un des trois titrodromes bretons avec Cesson-Sévigné et Brest … excusez du peu !

Nous avons d’ailleurs, à cette occasion, inventé le concept de « tourisme administratif », selon les mots de votre prédécesseur, Monsieur le Préfet.

Puisque nous recevions 1000 personnes par semaine qui découvraient à cette occasion les richesses de notre commune … et les bonnes adresses !

Nous pouvons parler d’une ruralité heureuse, dynamique et qui va de l’avant !

Et Madame la Première ministre, à Plœuc-l’Hermitage, nous savons ce que nous vous devons.

En effet, c’est grâce à vous, à votre réforme des zones de revitalisation rurale, les ZRR, devenues France Ruralité Revitalisation, sur la proposition de mon amie Dominique Faure, alors ministre déléguée en charge des ruralités, que le zonage a été modifié et que Plœuc-l’Hermitage a intégré le dispositif.

Cela nous a permis une bonification des dotations d’État pour notre commune, mais aussi des avantages fiscaux et sociaux pour les entreprises, artisans et professions libérales. Avec un effet immédiat : l’installation d’un nouveau médecin et plusieurs contacts en cours.

D’ailleurs, la première fois que nous nous sommes vus, je m’en souviens parfaitement – vous sans doute moins – c’était le 15 juin 2023, dans la Nièvre, pour la présentation du nouveau dispositif France Ruralité Revitalisation.

J’y étais invité en ma qualité de président de Leader France, la fédération nationale des territoires ruraux, que je préside.

Et j’avais alors découvert, Mesdames et Messieurs, et apprécié une personnalité qui est un subtil équilibre entre la préfète de région – sa hauteur de vue, sa maîtrise des dossiers, sa rigueur – et la députée d’une circonscription rurale du Calvados nommée Première ministre.

Je me souviens aussi de ce triste 15 juillet 2023, au matin. Nous avions découvert le site de la Butte Rouge profané. Ce site, à l’Hermitage-Lorge, où ont été assassinés 55 résistants par la Gestapo en juillet 1944. La stèle, les tombes étaient recouvertes d’inscriptions et de slogans nazis et antisémites.

Avec Catherine Le Chêne et Élisabeth Conan, les co-présidentes de l’association pour la mémoire de la Butte Rouge, et Thierry Gouyette, nous étions encore sous le choc lorsque vous m’avez appelé pour nous assurer, toutes et tous, de votre soutien et de la mobilisation de la gendarmerie pour tenter de retrouver les auteurs de ces actes odieux.

Vous aviez ensuite fait déposer en votre nom, par Monsieur le préfet, une gerbe lors de la cérémonie marquant la remise en état du site.

Je sais que les atrocités du régime nazi ont un triste écho dans votre cœur, et je tenais à vous remercier à nouveau, Madame la Première ministre, d’avoir été à nos côtés dans cette épreuve.


Pour en revenir à mon parcours,

J’ai commencé, tout juste diplômé, comme directeur de cabinet du maire de Plérin.

Et je me suis présenté pour la première fois à une élection, peu s’en souviennent, lors des élections européennes de 2004. J’étais le benjamin de la liste de Roselyne Bachelot et benjamin national, tout juste âgé de 23 ans, âge minimum pour se présenter aux élections européennes à l’époque.

Je garde un fabuleux souvenir de cette campagne auprès de Roselyne Bachelot. Mon statut de benjamin faisait qu’elle m’emmenait partout. J’ai ainsi fait de magnifiques rencontres : Alain Juppé, patron de l’UMP à l’époque, Jean-Louis Borloo, original mais tellement créatif … et le président Chirac un dimanche soir de juin dans les jardins du palais de l’Élysée.

Mais j’ai vraiment commencé à travailler les questions européennes en 2008, lorsque Marc Le Fur m’a recruté pour gérer le programme Leader, programme européen de développement rural, des cantons de Quintin, Plœuc-sur-Lié et Moncontour.

J’ai ensuite rejoint Marc à l’Assemblée nationale, me partageant entre Paris et la circonscription jusque 2015. Sept années ô combien formatrices.

Mais j’ai une revendication, concernant un sujet que vous maîtrisez, Madame la Première ministre.

Vous connaissez Marc Le Fur et son hyperactivité : ces sept années de travail à ses côtés … devraient compter double pour la retraite !

Merci donc mon cher Marc pour ta confiance. Durant ces années, nous avons partagé de grandes joies, de grandes victoires et d’immenses peines. De celles qui créent des liens indéfectibles.

Je sais aussi, Marc, combien nous te devons pour la victoire de notre équipe aux municipales de 2014 à Plœuc-sur-Lié, dans une commune qui n’avait jamais connu l’alternance. Certains pensaient que c’était impossible, et pourtant nous l’avons fait !

Plœuc-sur-Lié était alors membre de la communauté de communes Centre Armor Puissance 4. Une communauté de communes rurales à taille humaine … que nous regrettons.

J’ai apprécié travailler avec mes collègues maires. Et je salue la présence de Joseph Le Vée qui présidait notre communauté de communes et auprès de qui j’ai beaucoup appris également.

J’aime travailler en binôme : en 2014, j’ai annoncé ma candidature à Plœuc-sur-Lié avec Marie-Pierre Rault, qui deviendra première adjointe, et en 2015 je me suis présenté aux élections cantonales avec Delphine Martin.

Après notre victoire, j’ai été élu, par l’assemblée départementale, 1er vice-président en charge de l’administration générale des services, des ressources humaines, des solidarités territoriales … et de l’Europe, évidement.

Vous comprendrez donc pourquoi je suis attristé de voir le Conseil départemental annoncer cette semaine la fermeture du centre d’information Europe Direct que j’ai créé en 2017.

Animateur du programme Leader des cantons de Quintin, Plœuc-sur-Lié et Moncontour sous la présidence de Marc Le Fur, j’en suis devenu président en 2014. Puis j’ai pris la présidence du réseau national, Leader France, en 2015, puis du réseau européen en 2023 et 2024, qui regroupe 2 600 territoires dans 29 pays.

Je n’oublierai pas une autre personne qui a beaucoup compté dans mon modeste parcours : Agnès Le Brun, ancienne maire de Morlaix et députée au Parlement européen. C’est toi Agnès, vice-présidente de l’Association des Maires de France à l’époque, qui m’a présenté un jour à un certain François Baroin.

J’ai ainsi pu intégrer le Comité directeur de l’AMF, devenir co-président de la commission Europe et être nommé au Comité européen des régions ainsi qu’au Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe.

Madame la Première Ministre,

La commune de Plœuc-l’Hermitage est une commune originale, de par la valorisation de la pomme de terre, le site de la Côte des Halles internationalement reconnu pour le VTT, mais aussi par son ouverture à l’Europe.

Nous avons, dans une commune de 4 200 habitants, un « service Europe » et de nombreuses coopérations en cours dans le cadre des programmes Interreg et Erasmus+, notamment.

Nous venons même d’obtenir 20 000 € pour notre club des ados au titre du programme Erasmus+ « Participation des jeunes » qui vont ainsi pouvoir travailler sur la citoyenneté européenne, la lutte contre la désinformation sur les réseaux sociaux et visiter les institutions européennes à Bruxelles.

Nous avons plusieurs communes partenaires en Pologne, République tchèque, Roumanie, Croatie, Espagne… Mais ce soir, je voudrais avoir une pensée pour nos partenaires et amis d’Ovroutch en Ukraine.

À la frontière avec la Biélorussie, ils sont survolés chaque nuit par des dizaines de drones russes en route vers Kyiv. Nombreux sont ces drones qui sont abattus par la garde territoriale, c’est-à-dire des hommes qui se relaient chaque nuit.

Après avoir accueilli une délégation d’élus et un groupe de jeunes en séjour de répit, et alors que je m’y suis rendu à deux reprises, nous espérons pouvoir renforcer notre coopération dans les mois qui viennent grâce à plusieurs dossiers que nous avons déposés auprès de l’Union européenne… et leur faire le plus bel accueil lors de La Pomme de Terre en Fête en septembre prochain.

Engagements locaux, engagements européens, je voudrais remercier toutes celles et ceux avec qui je travaille au quotidien à la mairie, à la résidence Louis Morel, à Leader France et dans les autres instances dans lesquelles je siège. C’est une chance pour moi de les avoir, espérons que ce soit réciproque.

La première qualité d’un élu, c’est de savoir s’entourer. Je pense que si j’ai une qualité, c’est celle-là, car je suis bien entouré.

Mais en Bretagne, chaque marin, pour partir loin, doit avoir un port d’attache. J’ai la chance d’avoir un port d’attache : Plœuc-l’Hermitage, mais avec deux anneaux : Plœuc-sur-Lié et l’Hermitage-Lorge.

Alors, je me suis amusé à retenir deux souvenirs pour illustrer ce propos.

Un souvenir local et un souvenir européen.

Un souvenir local ? Le 23 mars 2014, évidemment. Nous venions d’être élus avec mon équipe à Plœuc-sur-Lié… et je rencontrais la fille d’un conseiller municipal fraîchement élu, Gérard. Et avec Hélène, nous allions nous marier en 2017.

J’ajouterai le 14 septembre 2016, date du vote des conseils municipaux de Plœuc-sur-Lié et de l’Hermitage-Lorge en faveur de la création de la première commune nouvelle du département. Nous avons été innovants, ambitieux… et l’avenir, je pense, nous a donné raison.

Un souvenir européen ? C’est évidemment d’avoir accompagné le président de la République en voyage officiel en Islande, pour le sommet des chefs d’État du Conseil de l’Europe, Conseil de l’Europe au sein duquel je présidais la délégation française au Congrès des pouvoirs locaux et régionaux.

Avoir côtoyé ainsi le président de la République me permet de confirmer certaines choses qu’on lit parfois dans la presse.

Oui, il aime débattre, confronter les idées jusque tard dans la nuit.
Et oui, il dort peu. Ainsi, quand nous nous sommes quittés à deux heures et demie du matin, il m’a dit : « Prépare tes baskets, on va voir les paysages demain à 5h30. » Il me restait donc trois heures pour… trouver des baskets à mettre avec mon costume-cravate et partir, avec Emmanuel Macron, dans la faille d’Almannagjá, qui sépare la plaque continentale américaine de la plaque eurasienne.

Autant vous dire que je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit-là.

Pour conclure par le plus important… je voudrais adresser un remerciement tout particulier à ma famille.

Mon cher papa, présent ce soir, qui m’a toujours suivi dans mes aventures. Mon épouse, Hélène. Pour sa patience et son soutien, chaque jour. Pour accepter les contraintes de ma vie d’élu local engagé pour les questions européennes. Et pour assumer et assurer auprès de nos enfants.

C’est elle qui mériterait d’être décorée dans l’ordre – familial – du mérite.

Et aussi parce qu’elle nous a donné mes deux plus belles médailles, Jules et Louis. Difficile de cacher que bientôt, nous aurons une médaille supplémentaire agrafée à nos deux cœurs. Merci chérie.

Et quel clin d’œil d’accueillir à Plœuc-l’Hermitage la ministre de l’Éducation… le jour où Louis a fait sa première journée complète à l’école en prévision de la rentrée de septembre.

C’est une étape importante pour un enfant… et pour ses parents !
Allez Louis, c’est parti pour 20 ans !

Nos enfants, c’est ce que nous avons de plus précieux et, finalement, que ce soit au niveau local, national ou européen… tout ce que nous faisons, nous le faisons pour eux ! Pour leur avenir.

Et aujourd’hui, dans un monde qui s’enflamme, nous avons besoin, plus que jamais, de l’Union européenne pour défendre nos valeurs de liberté, de démocratie, d’égalité entre les femmes et les hommes.

Alors, à toutes et tous : famille, amis, merci encore de votre présence ce soir.

Pour conclure, permettez-moi de faire mienne cette citation de Victor Hugo : « Ce que j’ai fait, je vous le dois. Si je suis ce que je suis, je le suis… grâce à vous. »

Je vous remercie.

Un vélorail au Paly pour faire revivre l’ancienne voie ferrée.

À Plœuc-l’Hermitage, la voie ferrée qui reliait autrefois Saint-Brieuc à Loudéac s’apprête à connaître une seconde vie. Abandonnée depuis des années, cette ligne datant de 1872 sera partiellement réhabilitée pour accueillir… un vélorail ! Une manière originale et douce de redonner vie à cette infrastructure ferroviaire, tout en valorisant le patrimoine local et en attirant un nouveau public touristique.

Une renaissance sur rails

Le projet, lancé par la commune suite à la signature d’une convention de gestion avec la SNCF, prévoit l’aménagement d’un parcours de vélorail de 12 kilomètres, entre l’étang du Pas et le lieu-dit La Verrerie. Une convention de gestion sur 10 ans a été signée en mai dernier, permettant à la collectivité de se réapproprier cette portion inutilisée de voie ferrée.

Dès octobre 2025, une première portion — entre Le Paly et la Verrerie — sera mise en service. Le reste du parcours jusqu’au Pas suivra au printemps 2026. Aux commandes de l’exploitation : la SAS Chemin de fer de Bon-Repos, déjà active à Gouarec, qui assurera la remise en état de la ligne (traverses, signalétique, plateforme de retournement, sécurisation des passages à niveau…).

Une activité touristique pensée pour le territoire

Le vélorail, ce sont de petites draisines à pédales pouvant accueillir jusqu’à quatre personnes. Conviviale et écologique, l’activité vise à séduire familles, randonneurs et curieux en quête d’un tourisme local et accessible. Nous attendons 8 000 visiteurs par an, avec une saison allant de Pâques à octobre. Une équipe d’employés saisonniers accompagnera les visiteurs et assurera l’encadrement.

Mais l’originalité du projet ne réside pas seulement dans sa forme ludique : il est conçu comme réversible. Si un jour la ligne ferroviaire devait être réactivée pour le transport de voyageurs ou de marchandises, le vélorail pourrait être démonté sans dégrader les installations. Un pari gagnant-gagnant entre développement local et préservation des infrastructures !

Rencontre avec Emmanuel Macron

Je remercie au Président de la République pour cette invitation à déjeuner avec une douzaine d’élus locaux et régionaux à l’Élysée ce midi. Le Président nous a consacré un long moment, à l’écoute.

Emmanuel Macron voulait ainsi « Connecter les grands enjeux du monde et de l’Europe aux réalités locales et à nos concitoyens ».

Pour ma part, j’ai rappelé la nécessité de s’assurer du soutien, dans la durée, de nos concitoyens face aux grands enjeux du moment pour lesquels il a pris le leadership : aide à l’Ukraine, défense européenne, élargissement de l’Union Européenne…

Tout cela ne pourra se faire au détriment d’autres politiques européennes ou en sabrant dans nos budgets nationaux. Il faut donc de nouvelles ressources financières pour l’UE et des ressources propres comme les taxes aux frontières.

J’ai également insisté sur le fait que nous devons multiplier les coopérations entre collectivités françaises et ukrainiennes pour leur apporter un soutien politique, une aide d’urgence mais aussi bâtir avec elles de vraies coopérations durables pour préparer la reconstruction et renforcer les liens économiques, sociaux et culturels entre nos pays.

La coopération décentralisée est aussi un moyen d’accompagner l’Ukraine sur le chemin de l’adhésion à l’UE.

Le Président, après avoir rappelé le « changement d’ordre international » a livré son analyse « nous entrons dans une décennie de transitions avec des investissements massifs à venir dans la défense, l’Intelligence Artificielle, la lutte contre le dérèglement climatique … ». Pour cela, il faut une Europe plus forte, plus unie et plus innovante. Il appelle ainsi à un « réveil stratégique européen » face à un allié américain … moins sûr.

La conversation s’est prolongée autour des enjeux nationaux et des problématiques des collectivités locales : application des nouvelles règles d’urbanisme, suradministration, santé dans les territoires, relations Maires-Préfet, la nécessité de plus de décentralisation …

Aussi, le Président de la République souhaite construire un « réseau des bonnes volontés » pour pousser à l’action et faire des deux prochaines années des années utiles.

Il faudra, pour cela et selon ses mots que je partage totalement, de l’audace et la force d’assumer à la fois les ambitions mais aussi la modération dans un paysage politique qui se polarise entre l’extrême gauche et l’extrême droite.

Comité européen des Régions : mon premier avis adopté à l’unanimité. 

Accès à l’Avis Leader adopté

Je suis très honoré d’avoir été reconduit comme membre titulaire au Comité Européen des Régions pour le mandat 2025-2029. 

Je remercie David Lisnard, Président de l’Association des Maires de France, d’avoir proposé au Premier Ministre que mon nom soit soumis au Conseil, qui l’a accepté. 
 
Le Comité européen des régions est l’assemblée des élus locaux et régionaux de l’Union européenne. Il est le porte-parole des collectivités territoriales auprès de la Commission, du Conseil et du Parlement européen, auxquels il adresse des avis. 

La consultation est obligatoire dans tous les domaines qui concernent les collectivités locales et régionales. Le Comité Européen des Régions peut également produire des avis d’initiative. 

Cette assemblée d’élus locaux est donc pleinement partie-prenante dans l’élaboration de la législation européenne. 
 
La délégation française est composée de 24 membres titulaires (12 au titre des régions, 6 pour les départements et 6 pour les communes) et autant de membres suppléants. 
 
Je continuerai à m’investir, comme depuis 5 ans, pour défendre la place des territoires ruraux, des communes et des petites villes dans les politiques européennes mais aussi sur les questions de voisinage, notamment dans nos travaux avec l’Ukraine.

Jeudi 20 février, lors de sa première séance plénière, le Comité européen a adopté son premier avis du mandat 2025-2029. Il s’agissait de mon avis d’initiative sur le développement rural. Avis adopté à l’unanimité !

Cet avis souligne le succès de Leader depuis 30 ans et, plus largement, du Développement Local par les Locaux, étendu depuis à d’autres fonds comme le Fonds Européen pour les Affaires Maritimes, la Pêche et l’Aquaculture ou le Fonds Social Européen.

Il rappelle le rôle essentiel des Groupes d’Action Locale qui permettent de réunir les acteurs publics et privés d’un territoire autour d’une ambition partagée et d’une Stratégie Locale de Développement co-construite. 

Ce rapport a pour objectif de donner plus de moyens financiers aux territoires ruraux pour financer leur stratégie de développement grâce à un multifonds obligatoire et à une part minimum de chaque fond dédié au Développement Local par les Acteurs Locaux. 

Il propose également des mesures de simplification avec un fond chef de file dont les règles de gestion sont utilisées pour tous les autres fonds mais aussi une simplification de la procédure pour les « petits projets ». 

Enfin, il appelle à un contrat de confiance entre l’Union Européenne, les Autorités de gestion, les Groupes d’Action Locale et les porteurs de projet pour une plus grande fluidité et une rationalisation des contrôles, sans pour autant renoncer aux obligations de transparence et de bonne utilisation des fonds européens. 

20 February 2025, 164th Plenary Session of the European Committee of the Regions Belgium – Brussels – February 2025 © European Union / John Thys
20 February 2025, 164th Plenary Session of the European Committee of the Regions Belgium – Brussels – February 2025 © European Union / John Thys
20 February 2025, 164th Plenary Session of the European Committee of the Regions Belgium – Brussels – February 2025 © European Union / Claudio Centoze
20 February 2025, 164th Plenary Session of the European Committee of the Regions Belgium – Brussels – February 2025 © European Union / John Thys

Fin de la Présidence du réseau ELARD

Ma présidence du réseau européen des programmes Leader, ELARD (European Leader Association for Rural Development) s’est achevée le 31 décembre dernier.

L’Assemblée Générale élective de notre réseau s’est tenue à Bruxelles début décembre. Je suis très heureux que Piotr Sladocha, président du réseau polonais, ait été élu pour me succéder.

Pour un amoureux de la Pologne comme moi, c’est un plaisir de passer le flambeau au réseau polonais !

Powodzenia i sukcesów ! Niech żyje Leader i ELARD !

Ce fut un honneur pour moi de présider notre Fédération pendant deux ans, en m’appuyant sur le travail des présidences précédentes, particulièrement la présidence suédoise.

Sous présidence française, plus que jamais, ELARD est devenu un interlocuteur incontournable des décideurs européens concernant la mise en œuvre des politiques européennes en faveur des zones rurales.

Durant ces deux années, nous avons été force de proposition pour le démarrage de cette nouvelle période de programmation, et nous avons multiplié les propositions en faveur d’une politique de développement rural simplifiée et ancrée localement.

Un grand merci au Conseil d’Administration pour son implication, à Marie Permingeat et Aude Bourgeois, mes précieuses collaboratrices, qui ont fait un travail remarquable et à l’équipe de Leader France, qui a apporté un soutien non négligeable !