J’ai eu l’honneur de présenter cette semaine, en séance plénière du Comité européen des Régions, l’avis dont j’étais rapporteur sur l’avenir de la politique commune de la pêche, du Pacte européen pour l’océan et de la politique maritime et aquacole de l’Union européenne.
À un moment où l’Union européenne prépare son budget 2028-2034, il est essentiel que la voix des territoires soit entendue.
Notre message est clair : la pêche et l’aquaculture ne sont pas des secteurs du passé. Elles sont au cœur de notre souveraineté alimentaire, de notre économie maritime, de l’emploi dans les territoires littoraux et de la transition écologique.
Aujourd’hui, près de 70 % des produits de la mer consommés en Europe sont importés. Cette dépendance ne peut être une fatalité.
Le Comité européen des Régions a adopté à l’unanimité nos propositions, parmi lesquelles :
✅ le maintien d’un fonds européen dédié à la pêche et à l’aquaculture ;
✅ un accompagnement ambitieux de la transition énergétique des flottes, des ports et de l’aquaculture ;
✅ un soutien renforcé à l’innovation et à l’économie bleue ;
✅ une meilleure prise en compte des régions dans la gouvernance de la politique commune de la pêche.
Face au Commissaire européen Kóstas Kadís, j’ai également rappelé qu’un budget de 4 milliards d’euros, même supérieur aux premières propositions de la Commission, demeure insuffisant. Le précédent cadre financier consacrait 6 milliards d’euros à la pêche et le Parlement européen en demande 7 milliards pour la prochaine programmation.
Nous ne pouvons accepter que les crédits consacrés à la pêche soient dilués dans d’autres politiques européennes. Une politique commune forte suppose un financement identifié, stable et à la hauteur des enjeux.
Merci à Loïg Chesnais-Girard, Président de la Région Bretagne pour ses contributions et de m’avoir permis de travailler avec les équipes de la Maison de la Bretagne à Bruxelles, ainsi qu’à Isabelle Le Callennec, Députée au Parlement européen, pour son soutien et sa présence lors des débats.
Ce rapport est le fruit de nombreuses journées de travail, de dizaines d’auditions, de rencontres et de débats particulièrement riches et stimulants au sein de la commission NAT.
👉 soutenir celles et ceux qui vivent de la mer, c’est investir dans notre souveraineté alimentaire, la vitalité de nos territoires côtiers et l’avenir de l’Europe.

